Comment les étudiants vivent-ils le confinement ? Baromètre "#MoiJeune confiné et demain ?" – HEYME - Heyme  

Comment les étudiants vivent-ils le confinement ? Baromètre "#MoiJeune confiné et demain ?" – HEYME

Heyme s’associe au Baromètre « #MoiJeune confiné et demain ? », développé par 20 Minutes et OpinionWay

Parce que la génération des 18-30 ans qui traverse cette crise inédite, est aussi celle qui sera aux manettes du monde de demain, HEYME a souhaité s’associer à la démarche « MoiJeune confiné et demain ? » aux côtés de 20 Minutes et OpinionWay.

Ce baromètre hebdomadaire* a pour ambition d'observer la manière dont les jeunes de 18-30 ans vivent la période actuelle : comment vivent-ils le confinement ? Comment ressentent-ils ce contexte global de crise sanitaire, économique et sociale ? Quels sont les risques, opportunités et conséquences de cette crise dans leur quotidien et dans la manière dont ils appréhendent leur avenir?

« Les jeunes, depuis le début cette crise sanitaire historique sont particulièrement impactés. Précarité économique, isolement social et vision chaotique de l’avenir poussent certains d’entre eux à vivre des épisodes de stress voire même de dépression. Cet avenir, c’est eux qui devront le construire et ils seront en première ligne pour inventer un nouveau modèle, plus responsable et plus solidaire. Alors il était naturel de leur donner la parole pour mieux les accompagner dans cette démarche constructive » explique Hadrien Le Roux, Fondateur de HEYME.

 

Les derniers chiffres du baromètre sur la santé mentale des étudiants pendant le confinement :

  • 46% des étudiants estiment que le confinement est risqué pour leur santé mentale
  • 56% ont des troubles du sommeil depuis le début de la crise du Covid-19
  • 72% déclarent se sentir déprimé et avoir quelques coups de blues
  • 33% ont enfreint les règles du confinement ou envisage de le faire pour préserver leur équilibre psychologique
  • Une part non négligeable des jeunes consommes de l’alcool (18%) et fume (14%) plus qu’à l’accoutumée

 

Le confinement a un impact sur la santé mentale des étudiants

Le confinement est vécu de façons très différentes d’une personne à l’autre : l’ennui, l’inquiétude, le stress face à l’inconnu de la situation sont autant de facteurs ayant une incidence sur le moral des étudiants. Un grand nombre se retrouve en situation précaire : logement exiguë, solitude, éloignement de la famille, manque de ressources financières…

La perte de contact avec les amis et les proches, et l’obligation de faire une croix sur ses libertés ont introduit un nouveau rapport au quotidien pour les étudiants. A cet isolement s’ajoute une angoisse permanente nourrie par la crainte de contracter le virus. Il est important de rappeler que si on pense avoir des symptômes du Covid-19 (toux, fièvre, mal de gorge) il faut rester chez soi et consulter un médecin par le biais d’une téléconsultation médicale.

Pour les étudiants, la situation est d’autant plus stressante que la reprise des cours n’est pas assurée avant septembre prochain. Et pour ceux dont les cours se maintiennent à distance, certains n’ont pas l’équipement numérique assurant la poursuite correcte des études en situation de confinement. Pour un grand nombre d’entre eux, la situation est inconnue quant à l’avenir de leur stage, de la validation de leur année, de la tenue de leurs examens, concours…

 

Messages importants à destination des étudiants

Face à toutes ces craintes, voici les informations essentielles à retenir pour rester en bonne santé et garder le moral :

  • Il est important de maintenir une activité physique et ou sportive, une alimentation équilibrée en ne cédant pas à la facilité, mais en profitant de la situation pour cuisiner. Veiller à varier son alimentation et à ne pas sauter de repas.
  • Le stress peut impacter la qualité du sommeil, et perturber un peu plus un quotidien déjà bousculé, d’où la nécessité de maintenir un rythme dans ses habitudes quotidiennes.
  • Ce même stress peut encourager la consommation de produits psychoactifs, il faut donc veiller à ne pas augmenter sa consommation de tabac ou d’alcool par exemple, en respectant les recommandations sanitaires.
  • La solitude et l’ennui entrainent une surconsommation d’écrans, mieux vaut quantifier la durée quotidienne d’écrans et varier les loisirs (lecture, peinture…).
  • Cet enfermement constant donne lieu à une augmentation du nombre d’accidents domestiques : attention donc à ne pas s’automédicamenter et à rester prudent si on se lance dans des travaux ou du bricolage. A noter que la prise de risque est renforcée si on vit seul dans son logement.
  • En cette période de limitation des déplacements, les consultations pour un suivi médical diminuent, et certains étudiants atteints de maladies chroniques ont tendance à abandonner ces consultations. Il est important de poursuivre son suivi médical que les professionnels de santé continuent bien entendu d’assurer, et de ne pas renoncer aux soins qui renforceraient la fragilité des personnes concernées.

 

Les réseaux d’écoute aux étudiants

Le coup de déprime n’est jamais loin dans ce quotidien bouleversé. Un réseau de soutien aux étudiants existe, organisé par région, il ne faut pas hésiter à consulter ces dispositifs, à contacter les services de soutien psychologique disponibles dans chaque académie, et mis à la disposition des étudiants.

Sinon, Nightline Paris est une association qui porte des actions destinées à améliorer la santé mentale des étudiants. Elle propose depuis 2017 un service d’écoute (par téléphone ou tchat) gratuit. Le service est tenu par des bénévoles qui se relaient le soir de 21h à 2h30 du matin pour prendre des appels en anglais et en français

Elle a mis en ligne un site web et un livret destinés aux étudiants en difficultés psychologiques pendant la crise.

Tu peux retrouver notre article à ce sujet ICI

 

 

*Echantillon de 632 personnes âgées de 18 ans à 30 ans, membres de la communauté #MoiJeune.  L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, du statut d’activité, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

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