La vie affective et sexuelle des lycéens - Heyme  

La vie affective et sexuelle des lycéens

Chiffres clés de l’enquête santé* :

  • 26% des lycéens déclarent ne pas utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel.
  • 10% des lycéens se font dépister à chaque changement de partenaire.
  • 24% des lycéennes ont déjà eu recours au moins une fois à la contraception d’urgence.
  • 26% des lycéens ont de fausses croyances sur les modes de transmission du VIH.

La transition vers l’âge adulte s’accompagne de changements physiques et psychologiques importants. Les jeunes ont alors tendance à explorer leur sexualité et se posent des questions sur leur vie sexuelle et affective.

Faute d’information, une activité sexuelle non protégée augmente les risques d’IST et implique des comportements sexuels peu responsables.

En France, la santé sexuelle des lycéens inquiète ! C’est ce qui ressort de la dernière enquête santé d’Opinion Way* pour HEYME assurance sur l’évolution des connaissances et des attitudes des 14-22 ans vis-à-vis de la santé sexuelle.

Du port du préservatif au dépistage, l’étude révèle des comportements à risque qui persistent, ainsi que de fausses croyances autour de la transmission et de la guérison du VIH/SIDA.

Le port du préservatif n’est pas automatique chez les lycéens

Si l’on observe une plus grande rigueur chez les étudiants dans le recours au préservatif (74% des lycéens enquêtés l’utilisent à chaque rapport sexuel), ce taux est en diminution par rapport à l’an dernier (81% déclaraient l’utiliser systématiquement en 2018). Parmi eux, 60% précisent qu’ils n'en mettent pas car ils ont un partenaire stable.

Ces comportements révèlent à quel point les jeunes sont insuffisamment informés sur les risques encourus. HEYME souligne l’importance du port du préservatif pour se protéger des infections sexuellement transmissibles dont le VIH/SIDA.

Le dépistage des IST n’est pas un réflexe

Seulement 10% des lycéens déclarent se faire dépister à chaque changement de partenaire. Les raisons de ne pas se faire dépister sont plutôt très variées : 54% estiment ne pas avoir pris un risque suffisant, 16% déclarent ne pas aimer les prises de sang et 15% précisent qu’ils ne savent pas où réaliser ce test.

Nous constatons un manque d’information sur les lieux de dépistage et soulignons l’existence des Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD). Ces centres proposent des dépistages du VIH , des hépatites et des IST de manière gratuite et anonyme.

Les moyens de contraception

Chez les jeunes lycéennes, les résultats de l’enquête sont très inquiétants. 37% des étudiantes qui ont déjà eu des rapports sexuels déclarent ne pas prendre la pilule contraceptive. Les raisons évoquées sont multiples : 8% déclarent se protéger avec un autre moyen de contraception, 5% ne prennent pas la pilule car elle aurait un impact négatif sur la santé et 5% n’ont tout simplement pas confiance en la pilule contraceptive.

L’enquête révèle que 24% des lycéennes ont déjà eu recours au moins une fois à la contraception d’urgence. Parmi elles, 8% y ont eu recours plusieurs fois.

Les informations sur l’utilité et les différents moyens de contraception se doivent d’être renforcées. Les Centres de Planification et d'éducation Familiale (CPEF) jouent un rôle d’information et d’accompagnement important dans le domaine de la sexualité. Ils proposent des consultations médicales gratuites et anonymes.

Transmission du VIH/SIDA : des fausses croyances qui persistent

26% des lycéens français ont de fausses croyances sur les modes de transmission du VIH/SIDA.

Ainsi, près de 13% des étudiants pensent que le VIH/SIDA peut se transmettre par une simple piqûre de moustique, 6% en embrassant une personne séropositive et 3% en buvant dans le même verre qu’une personne séropositive.

L’idée selon laquelle on guérit facilement du SIDA progresse parmi les lycéens (17% pensent que l’on en guérit facilement contre 13% en 2018).

Les fausses croyances sur les modes de transmission du VIH/SIDA persistent et démontrent la nécessité de poursuivre et de renforcer les campagnes d’information et de prévention contre les IST.

* L’étude OpinionWay pour HEYME a été réalisée via un questionnaire en ligne du 11 avril au 12 mai 2019 auprès de 841 lycéens de France âgés entre 14 et 22 ans.

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