Comment c'était d'être une femme en France il y a plus de 100 ans ? - Heyme  

Comment c'était d'être une femme en France il y a plus de 100 ans ?

Droit de vote, IVG, contraception…, les femmes ont dû lutter et revendiquer leurs droits pour devenir les femmes libres qu’elles sont aujourd’hui en France. 

Retour sur les dates clés qui ont marqué l’histoire des femmes en France ces 100 dernières années. 

1900 : la participation aux Jeux Olympiques

Lors des premiers Jeux Olympiques en 1896, les femmes ont été exclues. Leur participation aurait été considérée comme « peu pratique, disgracieuse et incorrecte ».  

Les femmes prennent part pour la première fois aux Jeux Olympiques modernes à Paris, en 1900, quatre ans après la première édition à Athènes. Vingt-deux femmes sur les 997 athlètes en lice (2,2 %) concouraient dans cinq sports uniquement : le tennis, la voile, le croquet, les sports équestres et le golf. 

Les femmes eurent accès en 1904 au tir à l’arc, en 1908 au patinage et au tennis, en 1912 à la natation et en 1924 à l’escrime. 

En 1928, aux Jeux Olympiques d'Amsterdam, les femmes peuvent participer pour la première fois aux compétitions olympiques féminines de gymnastique et d'athlétisme. La participation féminine atteint alors près de 10 %.

En 1936, elles eurent accès aux épreuves de ski, en 1948 au canoë-kayak et en 1952 aux sports équestres.

En 1969, aux Jeux Olympiques d’hiver, les femmes sont plus de 20% à concourir. 

En 1964 les femmes peuvent participer aux épreuves de  volleyball et de luge, en 1976 à l’aviron, au basketball et au handball, en 1980 au hocket, en 1984 au tir et au cyclisme et en 1988 au tennis de table et à la voile.

En 1991, le Comité International Olympique (CIO), prend une décision historique : tout nouveau sport admis au programme olympique devra obligatoirement comporter des épreuves féminines. 

C’est ainsi qu’en 1992 les femmes ont pu participer au badminton et au judo, en 1996 au football et au softball, en 1998 au curling, en 2000 à l’haltérophilie, au taekwondo et au triathlon, en 2002 au Bobsleigh, en 2004 à la lutte, en 2006 au rugby et en 2012 à la boxe.

En 2014, aux Jeux Olympiques d’hiver, les femmes représentaient 40% des participants.

En 2016, aux Jeux Olympiques de Rio au Brésil, la participation féminine bas un record avec 45% de femmes en lice (5 176 sur 11 444 athlètes).

 

1911 : la Première journée internationale des femmes

La décision de célébrer une Journée Internationale de la femme est intervenue en 1910 lors de la 2ème  conférence internationale des femmes socialistes tenue à Copenhague.

 La première célébration officielle a eu lieu le 19 mars 1911 notamment en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse. En cette journée, plus d’un million de femmes ont participé à des rassemblements dans le monde entier, pour revendiquer leurs droits.

La date du 19 mars commémorait le jour où le roi de Prusse avait promis de donner aux femmes le droit de vote en 1848. Malheureusement sa promesse n’a pas été tenue. La date de la journée internationale de la femme a été ensuite reportée au 8 mars.

 

1924 : la création du baccalauréat unique

À l’école, les programmes scolaires masculins et féminins étaient différents. L’uniformisation des matières enseignées n’a été faite qu’en 1924. Pour la première fois, les femmes et les hommes apprenaient la même chose et un baccalauréat unique est alors créé. 

L’enseignement mixte dans les établissements publics a été, quant à lui, affirmé en 1976. 

 

1944 : le droit de vote 

Dans la Constitution Française de 1791, les femmes étaient considérées comme des citoyennes passives. Elles n’avaient pas le droit de participer aux votes et d’exprimer leurs choix politiques.  

En France, les femmes n'ont obtenu le droit de vote qu’en 1944... de nombreuses années après que des citoyennes de d’autres pays aient déjà mis leur premier bulletin dans l’urne. 

En 1893, la Nouvelle-Zélande a été la première nation à accorder aux femmes le droit de vote. D’autres pays ont emboîté le pas au cours des deux décennies suivantes : l'Australie en 1902, la Finlande en 1906 et la Norvège en 1913.

 

1965 : la capacité juridique de la femme mariée

En 1804, le code civil de Napoléon instaure le concept de la famille patriarcale et de l’infériorité des femmes mariées dans la loi. Les restrictions ne concernaient pas seulement les droits civils, mais aussi ceux liés aux domaines financier, immobilier ou professionnel. L’obéissance à l’époux était obligatoire par la force de la loi. 

Ce n’est qu’en 1965, avec la réforme des régimes matrimoniaux, que la femme mariée a pu exercer sa capacité juridique et obtenir ses droits civils, comme signer un bail, ouvrir un compte bancaire, avoir une responsabilité identique à celle de son époux, exercer une profession ou un emploi sans l’autorisation de son mari, etc. 

Dans la même année, l’enseignement technique est ouvert aux filles. 

 

1967 : la contraception libre

En 1920, le droit à l'usage de la contraception libre était considéré comme un crime. Ce n’est qu’en 1967, avec la loi Neuwirth, que la contraception orale a été autorisée, abrogeant ainsi la loi de 1920. 

La même loi supprime en 1970 la puissance paternelle. Quelle que soit leur situation (séparés, concubins, etc.), les parents ont la même autorité parentale sur les enfants. 

Quatre ans plus tard, la loi Neuwirth autorise le remboursement de la pilule contraceptive par la Sécurité sociale. La pilule du lendemain, quant à elle, est libéralisée en 1999 (gratuite pour les mineurs). 

 

1972 : l’égalité salariale

La loi de 1972 sur l’égalité salariale a instauré la reconnaissance du principe : à travail égal, salaire égal. Depuis, tout employeur est tenu d'assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l'égalité de la rémunération entre les hommes et les femmes. 

Trois ans plus tard, en 1975, la rédaction des offres d’emplois réservées à un sexe au détriment de l’autre a été interdite. De même pour le refus d’embauche et le licenciement en fonction du sexe. 

 

1975 : l’interruption volontaire de Grossesse (IVG) est autorisée

En 1975, la loi Veil, dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse est mise en œuvre pour une période de 5 ans, avant qu’elle ne soit reconduite de manière définitive. 

Depuis décembre 1982, l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est remboursée par la Sécurité Sociale. Le taux de remboursement est porté à 100% sur tous les actes médicaux liés à cette opération, depuis 2016. 

En 2001, l’avortement après la fin de la 12ème semaine de grossesse est interdit. 

En 2014, l’Assemblée Nationale française libère les femmes qui souhaitent avorter au cours des 12 premières semaines de grossesse de devoir justifier leur décision. Le projet de loi supprime le libellé d'une loi de 1975 qui n'accordait aux femmes le droit à un avortement dans la 12ème semaine que si la grossesse provoquait une situation de détresse.

 

1984 : le congé parental

Les parents salariés bénéficient depuis 1984 du congé parental, sans distinction de sexe. On pose aussi le principe de l’égalité des époux dans la gestion des biens du foyer et des enfants. 

 

1998 : la féminisation des noms

Depuis le 8 mars 1998, les noms des métiers, des fonctions, des titres, etc. sont féminisés. Ils sont ainsi utilisés dans les textes réglementaires et les documents officiels émanant des administrations et établissements publics de l'État.

 

2002 : le congé paternité 

Parallèlement au congé maternité, le congé paternité, instauré en 2002, permet aux pères salariés de bénéficier de 11 jours consécutifs de congés indemnisés dans les 4 premiers mois suivant la naissance du bébé. Sa durée est portée à 18 jours en cas d’accouchement de jumeaux.

Depuis le 1er juillet 2019, le congé paternité peut être prolongé de 30 jours supplémentaires si, après accouchement, le nouveau-né est hospitalisé dans une unité de soins spécialisés.

Ce congé permet un équilibre plus juste entre l’homme et la femme.

 

 2014 : la Loi sur l’égalité homme et femme  

Pour combattre les inégalités entre les deux sexes, la loi du 4 août 2014 met l’accent sur la parité entre la femme et l’homme dans les milieux politique, social et professionnel et vise à corriger l’image des femmes dans les médias, au-delà des stéréotypes sexistes. 

Cette même loi oeuvre également pour la protection contre les violences et pour l’égalité du genre dans toutes ses dimensions. 

 

100 ans de lutte pour la parité et l’égalité

Tout a commencé avec la France révolutionnaire, et Olympe de Gouges, auteure de la Déclaration des droits des femmes et des citoyennes en 1791. Une fervente patriote, qui a sacrifié sa vie pour défendre ses idées et libérer les femmes.

 

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