Les effets de la cocaïne sur le cerveau

La cocaïne, la coke ou la blanche est l’une des drogues les plus addictives. Après le sentiment éphémère d'euphorie, de confiance et de toute puissance, elle cause un bon nombre de dégâts.

Comment la cocaïne réagit-elle sur le cerveau ? Et quels sont les effets de cette drogue à court et à long terme ?

Les origines de la cocaïne

La cocaïne provient de la distillation des feuilles du cocaïer, un arbuste planté sur les terres de Colombie, du Pérou ou encore de Bolivie.

Cette fine poudre blanche était historiquement utilisée pour ses effets psychotropes et anesthésiants. Le but était d’anesthésier le système nerveux central pour résister à la fatigue et à la faim.

Que se passe-t-il dans le cerveau quand on prend de la cocaïne ?

Pour mieux comprendre les effets de la cocaïne sur le cerveau, un peu d'anatomie. On appelle synapse, la zone où deux neurones se rencontrent. Grâce à un messager chimique appelé le neurotransmetteur, un signal passe d’un neurone à l’autre.

En temps normal, une fois que le neurotransmetteur a envoyé son signal, il est absorbé par le premier neurone pour être recyclé en dehors de la synapse et cesse de stimuler les neurones.

En cas de consommation de cocaïne, cette drogue bloque la réabsorption de certains neurotransmetteurs liés au bien-être tels que la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline.

Ce sont ces hormones qui jouent un rôle important quant à la façon dont on ressent le désir, l’excitation, la motivation, la joie, le plaisir ...

Avec ce blocage, la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline s'accumulent et leur concentration augmente dans la synapse, par conséquent, leur effet naturel s'amplifie.

Un excès de dopamine engendre l'euphorie, un excès de sérotonine augmente le sentiment de confiance et de puissance et un excès de noradrénaline amplifie l'énergie typique à la prise de cocaïne.

Les structures sur-stimulées conduisent au circuit de la récompense et génèrent la dépendance.

Quelles sont les effets de la cocaïne ?

Les effets de la cocaïne dépendent d’un certain nombre de facteurs :

  • La qualité de la cocaïne selon si elle est pure ou pas assez. Dans un gramme de cocaïne acheté, il n’y a que 20 à 30% de cocaïne pure.
  • La voie ou les types de consommation : on peut consommer la cocaïne de différentes manières. Elle peut être sniffée sous forme de lignes de poudre blanche appelées rails, traces, poutres... Elle peut être injectée dans les veines ou fumée dans une cigarette.

Les effets de la cocaïne se ressentent selon la voie ou les types de consommation.

  • Lorsque la cocaïne est sniffée, ses effets sont obtenus en 3 minutes et durent 30 min.
  • Lorsque la cocaïne est injectée, elle agit sur le système nerveux entre 30 et 45 secondes, et ses effets durent entre 10 et 20 minutes. La montée d’euphorie de ce processus est appelé rush.
  • Lorsque la cocaïne est fumée, elle agit sur le système nerveux en quelques secondes, et ses effets durent de 5 à 10 minutes.
  • La dose consommée : plus on en consomme plus les effets sont prononcés et durent dans le temps. D'un individu à l'autre les effets de la cocaïne sont différent.

La cocaïne agit sur le système nerveux, affecte le cerveau et provoque :

  • L'anesthésie du nez et de la gorge si elle est sniffée
  • Un sentiment d'euphorie
  • Une sensation de force, d'invincibilité et de puissance intellectuelle et physique. Le sentiment de toute-puissance favorise la violence et les agressions sexuelles. On constate aussi la tendance à faire des achats inconsidérés chez certains consommateurs de cocaïne.
  • Une tolérance à la douleur
  • un sentiment de satiété
  • L'insomnie
  • Une plus grande tolérance à l'alcool
  • Une distorsion de la perception de la réalité
  • Une attitude désinhibée, plus affichée, parfois trop entreprenante.
  • Un éveil des sens : La cocaïne augmente la perspicacité et la créativité. On se sent plus alerte et on devient plus bavard.
  • La focalisation de l’attention et l’augmentation de l’intérêt.
  • Une augmentation de l’excitation sexuelle.
  • L’hyperactivité.

À cette phase euphorique, de confiance et de toute puissance se succède une phase assez brutale appelée la descente marquée par l’arrêt des effets de la cocaïne.

Alors, c’est quoi la descente ?

Une fois les effets de la cocaïne passés, l’euphorie laisse place à une phase de descente prononcée et désagréable. Cette dernière se traduit par une sensation de fatigue, d’épuisement, d’irritabilité, de tristesse, d’abattement, d’anxiété et parfois de paranoïa.

Quand il s’agit d’une consommation régulière à forte dose, l’état du cocaïnomane est marqué par des crises d’angoisse intenses, des crises de panique accentuées, des délires paranoïaques et des hallucinations sensorielles, visuelles et olfactives. Cet état s’accompagne aussi d’agressivité et de mégalomanie.

Dans certains cas, le cocaïnomane peut plonger dans une période de dépression.

Cette phase peut durer entre 2 et 5 jours.

Cette descente ou ce crash pousse les cocaïnomanes à consommer plus de cocaïne pour surmonter cette phase désagréable ce qui déclenche un cercle vicieux comportemental.

Outre la recherche des effets plaisants de la cocaïne, ce cercle peut également entraîner la dépendance.

Les effets de la cocaïne sur le cerveau

Les effets fonctionnels de la cocaïne sur le cerveau

La consommation de la cocaïne a des effets sur le fonctionnement neuropsychologique. Cette drogue affecte surtout les parties préfrontales et temporales du cerveau qui sont importantes pour l’attention, la mémoire et les fonctions exécutives.

Les systèmes cognitifs qui sont affectés par la cocaïne sont la mémoire, les capacités d’autocontrôle et de la prise de décision.

Les cocaïnomanes deviennent plus impulsifs car ils ont du mal à inhiber leurs réactions. Ils deviennent aussi moins flexibles face au changement.

Les effets métaboliques de la cocaïne sur le cerveau

La cocaïne provoque l’atrophie du cerveau.

La consommation de cocaïne provoque un dommage cellulaire à cause du stress oxydatif au niveau des cellules nerveuses

Elle cause une perte neuronale rapide et irréversible (les cocaïnomanes chroniques perdent 2 fois plus de cellules nerveuses au cours du vieillissement par rapport aux personnes qui ne consomment pas de cocaïne). Elle est responsable de la perte rapide de la matière grise (les cocaïnomanes chroniques perdent environ 3,08 ml du volume de leur matière grise par an)

La cocaïne engendre une baisse rapide du volume du cerveau et accélère considérablement son vieillissement prématuré.

La cocaïne peut causer un AVC (Accident Vasculaire Cérébrale). Elle peut engendrer un infarctus même à un jeune âge.

Au niveau du corps, elle est responsable de la contraction des vaisseaux sanguins. Faute d’une circulation sanguine normale, les cellules se détruisent. Elle augmente le risque de convulsion

Pour te sortir d'une dépendance à la cocaïne, consulte un professionnel de la santé. Il saura te guider dans la démarche à suivre. Bon courage !

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