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Tout savoir sur le protoxyde d’azote

Son utilisation est de plus en plus répandue auprès des jeunes, il s’agit bien sûr du « proto » ou protoxyde d’azote, nom scientifique du gaz hilarant.

Pourquoi un tel engouement pour le protoxyde d'azote ?

Tout d’abord parce qu’il est facile d’accès, sans limite de quantité et très peu couteux. C’est également un produit totalement licite, qui a été détourné de ses usages initiaux. On le connait principalement pour son utilisation dans les siphons à chantilly, mais il a également un usage médical et industriel.

Mais ce sont pour ses propriétés euphorisantes, qui sont les plus recherchées, que les jeunes l’utilisent. Les effets ressentis par cette pratique de plus en plus à la mode varient selon la personne (corpulence, sexe, problèmes de santé connus ou non), selon le contexte dans lequel le gaz est inhalé, la quantité et la qualité du produit. Elle entraine une modification de la voix (grave) qui dure quelques secondes (effet instantané qui disparait en 2 à 3 minutes). Parmi les effets les plus courants, on retrouve : une euphorie comparable à l'ivresse (fou rire incontrôlable), des distorsions visuelles et auditives, une sensation de dissociation, un état de « flottement » ou encore une désinhibition...

Son mode de consommation reste initialement le même que la majorité des produits psychoactifs recensés en France. Il est inhalé par le biais d’un ballon de baudruche que l’on gonfle avec le « proto » depuis le bec d'un siphon, ou à l'aide d'un cracker (tube qui permet de percer les cartouches). Il est ensuite expulsé de son conteneur, il devient alors froid, incolore à l’odeur douceâtre.

Quels sont les risques d'une consommation de protoxyde d'azote ?

Comme tout produit psychoactif, il y a des conséquences, des risques et des complications qui peuvent survenir, en fonction de la quantité et de la fréquence d'utilisation.

Une pratique occasionnelle peut provoquer un risque de brûlure par le froid, un risque de perte de connaissance pouvant entrainer une chute grave, une perte des réflexes de la toux et de la déglutition, manque d’oxygène pouvant entraîner la mort...

En revanche, une dose plus forte et régulière peut cependant amener à des dommages cérébraux, physiques irréversibles ou non, selon si l’utilisation persiste. On peut y retrouver des pertes de mémoire, des troubles de l’érection, des troubles de l’humeur et des formes de paranoïa, des hallucinations visuelles, des troubles du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle...

Selon l’étude l’ANSES publiée en juillet 2020, il a été recensé 66 hospitalisations graves entre janvier 2017 à décembre 2019 : leur consommation variait de quelques cartouches à plus d’une centaine par jour, sur plusieurs mois. Certains effets néfastes persistaient même après l’arrêt de la consommation.

Existe-t-il une dépendance au protoxyde d'azote ?

La dépendance s’installe lorsqu'on ne peut plus se passer de la consommation du produit, sous peine de souffrances physiques et psychiques. Le faible coût du produit et la disparition rapide des effets peuvent inciter à renouveler fréquemment les prises et conduire à une consommation excessive. On observe désormais chez certains usagers des consommations massives sur des durées prolongées qui évoquent une problématique addictive. A l’arrêt de la consommation, les usagers réguliers peuvent ressentir de l’anxiété, de l’agitation, des douleurs abdominales et des tremblements.

Comment limiter les risques lors d'une consommation de protoxyde d'azote ?

Pour réduire les risques lors de la consommation de protoxyde d’azote, voici quelques conseils recensés par Drogues-info-service :

  • De reporter la consommation quand on se sent fatigué, stressé, mal ou que l’on éprouve de l’appréhension.
  • De consommer avec des gens de confiance, dans un contexte rassurant.
  • De ne pas inhaler le gaz directement en sortie de cartouche, de siphon ou de cracker (tube qui permet de percer les cartouches) afin d’éviter tout risque de gelures des lèvres, de la bouche, et des cordes vocales.
  • De vous protéger les mains pour tenir la cartouche ou le cracker lors de l’expulsion du gaz.
  • D’éloigner les bouteilles ou cartouches de toute flamme (briquet, bougie, cigarette…). Le protoxyde d’azote est inflammable.
  • D’éviter de consommer debout et préférer une position assise ou couchée afin d’éviter tout risque de chutes et de traumatismes.
  • De ne pas multiplier les prises malgré l’effet fugace du produit.
  • D’aspirer de l’air avant de respirer le ballon pour diminuer les risques d’asphyxie.
  • De ne pas inspirer et expirer en continu dans le ballon : risque d’asphyxie (manque d’oxygène) ou de perte de connaissance. Respirer de l’air entre les prises afin de toujours assurer un bon apport en oxygène.
  • D’éviter les aérosols d’air sec et les bonbonnes vendues sur internet dont la composition est plus aléatoire.
  • De ne pas utiliser de sac plastique ou de masque qui recouvrent le nez et la bouche pour inhaler le protoxyde d’azote : risque d’asphyxie.
  • D’être vigilant pour ne pas confondre avec les cartouches de couleur jaune qui contiennent du CO2.
  • D’éviter les mélanges (alcool, drogues, médicaments...).
  • De ne pas prendre le volant car le seuil de vigilance est abaissé.

Par ailleurs, en cette période de pandémie, le partage ou le prêt de matériel en soirée ajoute un risque sanitaire conséquent. En cas de consommation, restez vigilant et prenez soin de vous et des autres.

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